YAMAHA XTE 600

Une moto pour le raid.

Pour l’aventure qu’on projette de réaliser, je désirais avoir une moto qui respecte un « cahier des charges personnels ». Quel est-il ?
Le paramètre le plus important pour moi lorsqu’on envisage de rouler sur tout type de routes et surtout sur tout type de pistes ou de chemins, est le poids !

La moto doit être la plus légère possible et les bagages embarqués doivent respecter ce même paramètre …

Le second paramètre à ne pas négliger est l’autonomie. Un minimum de 300 – 350 kms d’autonomie doit être envisagé et cette distance doit pouvoir être augmentée par l’ajout d’une réserve de carburant supplémentaire embarquée sous forme d’un réservoir souple d’une capacité minimum de 6 litres, soit l’équivalent d’environ 100 Km d’autonomie supplémentaire. En cas de panne d’essence, ce réservoir souple sert aussi de contenant pour aller chercher du carburant.
La moto risquant de subir un traitement un peu dur (chutes – rayures, etc…), je ne désirais pas opter pour une moto neuve bardée d’électronique souvent superflue qui de plus rajoute du poids à la machine. Je voulais une moto simple, facilement réparable n’importe où, par moi-même ou par un mécanicien connaissant une mécanique universelle…

Pour moi, la simplicité optimale en termes de moto, c’est un monocylindre refroidi par air, équipé d’un carburateur et qui a fait ses preuves depuis de nombreuses années.
J’ai donc choisi une YAMAHA 600 XTE de 1993 affichant environ 85000 kms. Je l’ai acheté 1000 euros. Je préfère acheter une moto ancienne que je peux transformer et adapter au type de raids envisagés. La moto n’est pas très puissante (environ 45 chevaux), mais ce n’est pas un paramètre essentiel car lorsque je roule tous les jours sur plusieurs semaines, je roule lentement aux environs de 70 – 80 km/h afin de pouvoir profiter de toutes les beautés que la nature m’offre. La concentration est optimisée et la mécanique ne souffre pas !

Pour renforcer le caractère aventurier de la moto et surtout pour la protéger, celle-ci a été habillée des équipements suivants :
– Un réservoir en ABS d’une capacité de 23 litres.
– Un pare-carter pour protéger le moteur en cas de chutes.
– Un sabot pour protéger la partie inférieure du moteur des jets de pierres.
– Une bulle haute.
– Des feux additionnels à leds.
– Des protège-mains qui protègent aussi les leviers de frein et d’embrayage en cas de chute.
– Une alarme, ce qui évite de cadenasser la moto à chaque arrêt.

Restauration YAMAHA XT 400

Histoire d’une renaissance.

Souvent, pour passer le temps, je consulte les annonces de vente d’un célèbre site internet de vente d’objets d’occasion. Evidemment, je ne regarde que la rubrique motos et plutôt les annonces se situant dans un périmètre géographique proche de Hyères.
J’ai du mal à voir passer des annonces de motos souvent en épaves, en train de mourir lentement dans leur rouille et leur corrosion avancée ; ces motos dont je rêvais lorsque j’étais adolescent au court des années 80 : Yamaha XT 250, 400, 500, 600 et BMW R 80 ou 100 GS et d’autres encore…

Il y a quelques années, ce devait être en 2017, j’ai pris pitié de cette petite Yamaha XT 400 de 1983 à l’état d’épave. Toute rouillée, bloquée, grippée, cassée, je sentais qu’elle implorait une restauration afin de revivre et de parcourir les routes de France.
Je suis allé la voir à Cogolin près de St Tropez, elle gisait là entreposée à la pluie et au vent varois parmi d’autres véhicules à l’abandon.

Ses roulements de roues ne tournaient plus tellement grippés. Son phare, feu arrière, clignotants, son compteur et compte-tours étaient cassés. Son réservoir cabossé et rouillé, sa selle éventrée…
Une XT 400, ces motos qui m’ont fait rêver ! Je l’ai acheté pour 650 euros. Le propriétaire est venu me la livrer à Hyères.
Alors, une quête a débuté sur internet afin de retrouver les éléments manquants ou cassés : Ici, en Espagne, le phare ; là en Italie, la petite sacoche à outils. Chez des revendeurs spécialisés, je trouve les clignotants et compteurs, une suspension neuve. Chose rare, j’arrive à retrouver les stickers du réservoir et caches latéraux. Un carrossier redonne vie au réservoir. Différents éléments électriques sont changés, une peinture du cadre et d’autres éléments de la partie cycle sont repeints à l’époxy.
La selle est refaite comme à l’origine par un sellier de Hyères.

Puis commence le remontage, recâblage et reconnexions en tout genre de la moto qui reprend vie petit à petit.
Enfin, Varm’up moto à Hyères s’occupe de faire la mise en route et les derniers réglages et ajustements pour qu’enfin cette petite 400 XT que j’ai surnommée « Le petit Dromadaire » retrouve toute sa fougue pour parcourir les routes du Var, de la France et pourquoi pas, du monde entier !

Démarrage de la YAMAHA XT 400 après restauration.